Festival Mbog Liaa 2016 – Message à la diaspora

Chères Soeurs et Chers Frères,

Les heures sont comptées.
Chaque membre ayant une action à mener au Festival 2016 est prié de me communiquer les besoins relatifs à son projet (espace, matériel, durée, nombre de personnes… nécessaires) au plus tard le 8 juin 2016.

Par ailleurs (très urgent). Une liste d’inscription des personnes désirant se rendre au Festival est constituée et est à compléter avec les noms des éventuels derniers volontaires (merci de me contacter au numéro cité plus bas ou par mail). Le Responsable de la compagnie CAMAIR CO attend la liste pour le lundi 6 juin 2016 dernier délai pour faire « le prix de groupe ».  Par conséquent moi je boucle la liste dimanche 5 juin 2016.

Passez le message à votre entourage (familles, associations ou particuliers Basaa, Mpoo et Bati de France) tout le monde est convié.

N.B : le Festival commençant le 25 juin, il est prévu que nous soyons sur place quelques jours à l’avance pour les différentes installations.

Fraternellement
Odile Grée
0630977001 – odile_gree@yahoo.fr

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Programme des obsèques de notre frère

Programme des obsèques

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Décès de Pascal Kinyock – Communiqué

Suite à la nouvelle du décès de notre frère Pascal Kinyock le 28/12/2015, le président de Mbog Liaa Ile de France s’est exprimé à travers un communiqué. En voici la teneur :

COMMUNIQUE DECES PASCAL KINYOCK

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Mbog Liaa à 20 ans !

Communiqué de presse MBOG LIAA

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Hommage à KON MBOGOL – Le 13/06/2015

kon mbogol 20155

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Message à La Jeunesse

Si tous les jeunes baséens(es) ou camerounais(es) du monde entier pouvaient se donner rendez-vous aujourd’hui sur le site de mbogliaa au cœur de multiples échanges. Et si tous nos esprits pouvaient demeurer jeunes et frais dans le respect de la symbolique de cette journée que notre nation a décidé de dédier à la jeunesse.

Ce serait formidable !!

Un 11 février pour que cette jeunesse parle d’elle-même !

Moïse DOUMBE junior (chargé de la jeunesse)

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Commentaire du vice-président Moise DOUMBE – Séminaire 27/09/14

Voici, comme premier échantillon, l’analyse et compte rendu du vice-président du bureau exécutif de Mbog Liaa Moise DOUMBE de ce séminaire.

 

Post-séminaire de la section Éducation, Santé, Humanitaire Mbog Liaa

J’apprécie l’enthousiasme dont vous avez fait preuve avant et pendant le séminaire du samedi 27 septembre 2014 de la section Éducation, Santé, Humanitaire pour Mbog Liaa France, car grâce à toi soeur bien-aimée Damarys et à toute ton équipe assistée de votre Vice-Président, Songeh mi Dipokko, je viens de vivre la plus belle journée de ma vie, à savoir que ce séminaire vient de me faire vivre une communion avec mon peuple comme jamais cela ne s’était fait auparavant. Et je me dis que ceci doit certainement nous montrer à quel point nos Divins Ancêtres ont eu l’amabilité de nous laisser un coeur, pour ne pas dire une soi-intelligence globale qui nous permet d’élaborer une science de paix qui nous met en harmonie avec nous-mêmes et avec l’Univers entier. Et le Vice-Président du B. E. Pascal Kinyokkih a tout simplement été génial, surtout lors du troisième exposé “Zoom sur le caractère et la santé du peuple du pays de la Grotte Sacrée”, où il a su élever le niveau du débat à ce moment précis du séminaire qui était en même temps le coeur de ce dernier en mettant en relief les deux plans de la vie des descendants des Asyas, “endogène” pour leur organisation interne très structurée à l’origine et “exogène” pour tout ce qui s’est tissé à l’extérieur pour déstabiliser celle-ci. On a monté le Bhaséen contre lui-même en fabriquant de toutes pièces une organisation fantoche et morbide faite de chefs dits traditionnels en tant qu’agents administratifs pour contrecarrer le Bhombhokisme, l’autorité du Bhombhoki, qui est jusque-là la seule autorité que le Bhaséen connaît. Disons que Pascal Kinyokkih a tellement su confronter les deux plans que notre introspection a été très facile pour partager notre jardin secret. Je veux dire que cela a aidé tout le monde en permettant à chacun de plonger son regard à l’intérieur de lui-même pour y sortir des perles qui avec le temps nous aideront à élever très haut notre édifice spirituel commencé et ainsi qu’à le faire briller. En tout cas, tout est question de vibration et par conséquent, c’est le niveau de conscience différent qui survient dans cette phase de travail qui est de zoomer notre caractère pour la santé psychologique de notre peuple. Il faut dire que le niveau de conscience est totalement différent lorsqu’il s’agit de défier l’homme dans son intimité pour qu’il se mette à nu. Il s’agit donc ici du processus de l’auto-nettoyage qui est le fait de nous regarder à l’intérieur pour prendre conscience de notre laideur intérieure et de mettre la volonté pour nous en libérer : négativité, agressivité, cruauté, animosité,  violence, haine, préjugés, etc. L’auto-nettoyage consiste à prendre conscience de tout cela et à penser que notre coeur est en train d’en être débarrassé, c’est-à-dire que cette laideur présente en nous s’en va sous forme de fumée par le dos ou par les côtés, et notre coeur est ainsi libéré d’elle. Pour faire place à notre beauté intérieure : Positivité, amabilité,  douceur, tendresse, calme, amour, beauté, tolérance, compassion, etc, qui a toujours été en nous mais étouffée par cette laideur. Aussi, dans ce processus d’auto-nettoyage, nous devons imaginer que notre coeur humain faible est en train d’être remplacé par le coeur du Divin Seigneur SAÀ qui n’est qu’Amour, afin que cela puisse nous parer de Sa beauté divine.

Autrement dit, nous devons amener tous ceux qui assistent à nos séminaires ou à nos ateliers à avoir la capacité de pouvoir passer d’un plan de conscience à un autre, à savoir que si on peut effectuer ce passage d’un plan à un autre, le pouvoir qui se cache derrière les mots se donne automatiquement. Et c’est important de pouvoir le faire pour que le travail se poursuive, faute de quoi, il y a stagnation et même une régression. D’où le fait que “Zoom” est là, non pour nous laisser en admiration de ceux qui sont en scène, mais de nous provoquer dans notre âme pour nous permettre d’élever le niveau de notre conscience et que chacun donne au monde, le meilleur de lui-même pour la construction de notre édifice spirituel chargé d’une transmission divine. C’est une façon de faire revivre le peuple du pays de la Grotte Sacrée, les Saà, les Tih et les Pôh, et, par conséquent, chacun devait donc plonger dans ses pensées les plus profondes et en sortir à ce moment bien précis, comme une incarnation de la grâce qui rayonne sur tous les enfants de Mbog Liaa.

Pendant un moment, cette capacité qui pouvait faire que l’on considère chaque Bhaséen comme une personnification de tout ce qui est divin, parce que le Bhaséen ne vivait pas pour lui-même mais pour les autres, a été occultée et non perdue comme certains le pensent parce que notre parole était devenue creuse avec des mots vides et dénués de sens. Et ceci parce que lorsque les Bhaséens, les descendants directs des Asyas, ont voulu se protéger de la persécution, le pouvoir de transmission qu’ils détenaient, a été perdu chez certaines familles où il n’y a plus qu’une voix haute mais l’esprit en est absent. En tout cas, la connexion a été coupée. Et c’est ce que nous voulons rétablir pour aider les gens à savoir comment se servir de la force mise à notre disposition par nos Divins Ancêtres pour l’élévation de la conscience humaine. Aussi, leur esprit doit nous re-pénétrer par le sommet de la tête comme une éclatante lumière qui descend d’en haut pour nous éclairer du dedans.

En tout cas, nous pouvons constater que ce qui nous était de l’ordre naturel est devenu plutôt comme une nécessité d’appliquer une force pour nous élever au niveau de conscience supérieur suivant. La force de volonté et le niveau de son application sont donc devenus pour nous des choses très importantes si nous voulons que le travail soit poursuivi sans dégénérer et que la qualité aussi soit maintenue alors même que la distance augmente entre l’époque d’or de nos Divins Ancêtres et la nôtre où la langue demeure mais l’esprit qui transmet la force mise à notre disposition s’est envolé parce que les Bhaséens ont commencé à se renier maintenant qu’ils ont perdu leur influence pour vouloir être comme ceux qui les enviaient. Et ceci pour se protéger de la persécution qui les faisait beaucoup souffrir, à savoir qu’ils ne pouvaient pas se réjouir de la liberté qu’avait les autres, comme par exemple le fait que jusqu’à une certaine époque pas très lointaine, il était interdit rien qu’aux Bhaséens d’entrer dans des grandes écoles, sauf à l’université. Et même dans cette université, il était interdit aux seuls étudiants bhaséens de créer une association. Avec cette souffrance au coeur qu’ils ont perdue l’influence qu’ils avaient, la charge devenait donc de plus en plus lourde, c’est pour cela qu’il est donc devenu nécessaire que la section Éducation, Santé, Humanitaire de l’Association Culturelle du peuple du pays de la Grotte Sacrée se penche sur ce problème et donne un nouvel essor pour que les coeurs ne s’effondrent pas. Nous commençons donc là un travail de décorticage des expériences de chacun jusqu’alors refoulées pour donner une bonne interprétation de celles-ci pour notre élévation spirituelle parce qu’on se serait entraîné à s’épanouir, à vivre en paix avec nous-mêmes comme avec les autres et à devenir ainsi capables de souffrir le mal plutôt que de le faire comme on a voulu nous armer pour la lutte contre nos semblables, oubliant que DIEU se sert toujours des autres pour mettre à l’épreuve l’amour dont Il nous a dotés.

Vous savez, si l’homme a été créé à l’image de son Créateur, DIEU, il faut qu’il rentre rechercher le Divin à l’intérieur de lui-même. Et une fois qu’il l’aura trouvé, il le développe en mettant son coeur à la disposition des autres et non pour exploiter leurs faiblesses et demeurer esclave de l’astuce pour laquelle se passionnent les gens de peu d’intelligence qui ne développent pas leur coeur en une soi-intelligence qui doit aider l’homme à sortir de l’esclavage de sa nature stupide pour devenir noble. De ce fait, il n’est pas inutile de dire que tout est question de transmission de la conscience la plus haute et de transformation du plus bas au plus haut dans la nature, à savoir que sur le plan mental, l’esprit capte les paroles qui à leur tour se transforment en énergie après être passées par la conscience qui se cache derrière les mots. Aussi, nous devons donc comprendre pourquoi le choix et la préparation de ceux qui sont destinés à prendre en main le pilotage de notre peuple est d’une très grande nécessité si nous voulons que le travail se poursuive. En tout cas, la vie de routine est devenue très insuffisante pour pouvoir répondre aux exigences car le niveau est tellement élevé que ceux qui se cramponnent aux habitudes sont tout simplement largués, faute de ne pas pouvoir suivre le rythme créatif du mouvement des eaux vives de la Sanaga. Et même si le niveau est très haut, ce sont ceux qui sont en bas qui doivent faire un effort de monter, à savoir que le moindre effort paie. Aussi minime soit-il, il rend l’homme méritant, car l’effort est comme la manifestation de la volonté de DIEU dans l’homme qui imprime le sceau du sacrifice sur tous ses travaux comme sur toutes ses prières. Je veux dire que chaque bonne volonté sait comment se servir de la transmission, même de la plus haute conscience, à savoir que ce qu’il y a de plus élevé renferme aussi ce qu’il y a de plus bas, mais tout en l’ayant seulement amené à la perfection. Et c’est donc pour cela que ce qu’il y a de plus bas doit apprendre à se reconnaître dans ce qu’il y a de plus haut pour pouvoir assurer son émancipation.

La réussite de ce premier séminaire à thème de la section Éducation, Santé, Humanitaire pour le compte de Mbog Liaa Secteur Paris/Ile-de-France, sur le plan logistique organisationnel et ainsi que de son déroulement avec les thèmes abordés, montre tout simplement que nos prières commencent à s’entendre ou à être exaucées, et c’est un grand encouragement qui doit certainement nous pousser à seulement continuer parce que nous tenons le bon bout, c’est-à-dire le côté de la vie où nous avons le contrôle et qui est le génial travail sur nous-mêmes. Je veux dire que ce savant travail nous permet de bénéficier de l’expérience de vie des uns et des autres pour l’avancement de notre peuple. Et ce séminaire est une miniature devenue très encourageante grâce à ce beau travail sur nous-mêmes parce que chacun a compris que son expérience était utile et qu’il fallait seulement qu’il la mette au profit de la construction de notre édifice spirituel dont l’entame est ce séminaire qui a eu pour thème principal : « Les Bhaséens à travers l’histoire et face à leur avenir ». En tout cas, l’homme est là pour les autres et non pour lui-même. Et c’est cet exemple-là que notre précieuse sœur Damarys et toute son équipe nous ont montré à travers un certain professionnalisme, comment on pouvait se rendre utile pour les autres et attirer par-là même sur soi la Grâce divine d’ÉLÔLÔMBIH, le Seigneur Maître Suprême de l’Univers. Nous les en remercions très vivement et espérons que leur exemple profitera à tous pour que nos prochains séminaires puissent avoir beaucoup plus de contributions, à savoir que nous y gagnerons toujours en maturité puisque l’expérience s’acquiert en travaillant et que c’est grâce au travail que tous les génies se sont toujours fait. En tout cas, grâce à ce séminaire, ce que nous pouvons tous apprécier d’avoir appris, c’est le fait de vider nos coeurs des résidus du passé et n’en garder que l’expérience pour la faire partager à tous. Autrement dit, c’est l’expérience qui nous rend utiles. Cependant, il nous faut aussi savoir la donner. Et comment apprendre à la donner si ce n’est en explorant avec une extrême attention nos coeurs pour y trouver des perles d’amour qui nous font aimer les autres comme nous-mêmes. Ce discernement par lequel on se rend compte, comme l’a si bien dit le Mahatma Gandhi, que “tous les hommes sont frères”, et qui nous vient seulement lorsque nous avons appris à observer avec une attention suprême notre propre coeur, est nécessaire si nous voulons que ce monde puisse devenir meilleur et qu’on puisse s’y épanouir en amour et en humanité. C’est ce monde-là que nous rêvons certainement tous pour que nous soyons arrivés à l’organisation de ce séminaire dans le cadre des activités de la section Éducation, Santé, Humanitaire Mbog Liaa, ayant au coeur du débat, un zoom sur le caractère et la santé du peuple du pays de la Grotte sacrée, les Saà, les Tih et les Pôh. Aussi, nous ne pouvons qu’accepter comme une bénédiction le fait d’avoir contribué à ce séminaire, car le fait de se rassembler et vibrer sur une même longueur d’onde avec le même but ouvre d’autres perspectives et apporte des facilités dans les échanges.

Les autres thèmes plus historiques ont été brillamment abordés par des intervenants qui en avaient certainement la maîtrise et qui ont voulu nous apporter leur éclairage, pour ne pas dire nous transmettre leur connaissance sur l’histoire des Bhaséens (les Saà, les Tih et les Pôh) depuis l’Égypte des origines jusqu’à leur installation au Cameroun comme on les trouve aujourd’hui sur les rives de la Sanaga, du Kam, du Nyong, du Wurih, etc…, exactement comme ils étaient sur les bords du Nil. Cela a été un vrai enchantement surtout lorsque l’historien Songeh mi Dipokko a eu à démontrer que les vrais Princes de la ville de Douala sont bel et bien bhaséens et non bhalubais. Ces derniers étant venus du Congo avant d’être assimilés par les Bhaséens des rives du Ménde aujourd’hui Wurih.

Ce que ce séminaire “Zoom sur le caractère et la santé du peuple du pays de la Grotte Sacrée” nous demande d’exprimer, se base sur notre expérience personnelle, en tant qu’enfant d’abord, puis adolescent, adulte, et sur notre expérience professionnelle dans nos domaines respectifs et ainsi que sur les observations que nous avons certainement eu l’occasion de faire dans nos vies associatives et autres. Par conséquent, cela fait beaucoup d’expérience que nous pouvons apporter comme contribution dans la construction de notre édifice spirituel et dont le défi vient d’être lancé par ce premier séminaire de la section Éducation, Santé, Humanitaire pour le secteur de Mbog Liaa Paris/Ile-de-France.

La vie que notre peuple mène aujourd’hui est très fragile, car il n’y a aucune connexion à l’intérieur, aucun lien avec l’être intérieur qui nous enracine en nous reliant avec le courant ancestral ou courant principal de l’existence qui empêche que nous soyons vulnérables aux attaques de l’extérieur. Cet état actuel de fragilité de notre peuple est donc dû au fait que nous nous sommes mis à rechercher à l’extérieur ce qui est au-dedans. Et tant que nous rechercherons toujours notre force à l’extérieur, cette fragilité qui se termine toujours par la tragédie de la mort d’un peuple, s’accentuera toujours parce que nous sommes à ce moment-là bien précis, comme une plante qui n’a pas de racine pivotante. Celle-ci est à la merci de tout coup de vent. Bienvenue alors ces séminaires “Zoom” pour qu’ils nous enracinent parce qu’ils feront que nous ne compterons plus que sur notre for intérieur et non sur nos muscles et notre position sociale qui nous rendent fragiles, à savoir que lorsqu’ÉLÔLÔMBIH a fini de nous exposer, c’est dans ce for intérieur qu’Il fait Sa demeure.

Aussi, il faut dire que le fait des Bhaséens d’être devenus vulnérables, leur a rendu très mauvais service, car ils vont alors se mettre à se dénigrer entre eux et même jusqu’à se haïr, à savoir que lorsque certains se valorisent avec l’opulence, ceux qui sont mentalement faibles les envient seulement et les jalousent comme si c’était leur seule façon de montrer qu’eux aussi existent. En tout cas, il nous faut faire très attention, à savoir que les signes d’aberration de ce genre lorsqu’ils commencent à apparaître dans un peuple, c’est que celui-ci est décadent, exactement comme dans un cadavre en décomposition, il va apparaître une quantité de vers infectes. Mais, ici je sais qu’il ne s’agit pas d’une mort définitive, mais d’une mort purificatrice qui est le fait de mourir dans notre nature primitive pour notre nature supérieure. Car tout est question de purification et d’évolution dans la nature et, par conséquent, la mort sur un plan est une naissance sur un plan plus élevé. Et pour cela nous devons aussi faire très attention de ne pas être comme les escargots qui entrent partout avec leur vieux toit, car nous avons besoin d’un Bhaséen neuf comme jamais on ne l’avait connu. Sinon, à quoi serviraient toutes ces grandes lamentations sur notre sort si c’est pour demeurer avec les mêmes habitudes parce que nous croyons bêtement que le Bhaséen ne peut être que celui que nous connaissons. Non, sûrement pas ! Car nous avons déjà subi des milliers de morts et de renaissances dans notre âme qui continuera toujours à exister même lorsque le ciel et la terre auront disparu. Aussi, il faut donc comprendre que nous devons nous vider en même temps que nous nous reconstruisons. Pour que seule reste après, la beauté dont nous devons prendre conscience parce que nous avons assez regardé la laideur de notre nature primitive qui nous a amenés jusque-là où nous sommes maintenant, où il ne nous reste qu’à nous recueillir pour réaliser ce qui se passe en nous avant de continuer dans notre enjambée de la marche en avant où nos enfants doivent le plus nous apporter que quiconque et nous faire toujours et encore évoluer. Autrement dit, toutes nos institutions traditionnelles doivent évoluer, exactement comme les graines qui acceptent de mourir pour devenir l’arbre. Par conséquent, on ne peut pas imaginer le manguier sans son noyau à la base, car DIEU nous donne toujours tout à l’état primitif, et c’est à nous donc de l’émanciper et qu’il nous fasse évoluer à son tour. Et c’est pour cela qu’on m’a entendu dire, lorsque je concluais ce séminaire après le discours du Président Général que j’ai lu, que pour que nous restions dans le même dynamisme, pensons seulement que la fin d’un séminaire n’est que le début d’un autre. Et je sais que certains ont voulu même qu’on fixe déjà une date, mais la réponse a été que cela serait décidé à la prochaine réunion, celle d’après séminaire. Et pour finir avec cette conclusion, j’ai chanté “Le chant d’union – La Sanaga” dans sa version en bhanthoustani “Li yémeh di arinah – Li Sanaga” pour la rendre plus solennelle.

Sans titre

Nous avons eu les encouragements de notre Président Général Jérôme Milléndih qui, avec un coeur qui débordait d’amour pour les siens dans tout son désolément de n’avoir pu assister au séminaire, m’avait demandé de l’excuser de son absence devant l’assemblée et m’avait chargé de lire ses discours d’introduction et de conclusion. Et par respect, j’ai fait lire le premier à mon aîné, le Vice-Président Pascal Kinyokkih et la conclusion, je l’ai lue.

Et pour les nouvelles de l’après séminaire qu’il a reçues, le Président Général remercie la grande Dame, notre soeur Damarys et toute son équipe dévouée qui a su pencher le flot de la Grâce divine sur elle et aussi tous ceux de la communauté qui ont pris la peine d’assister à ce premier séminaire de la section Éducation, Santé, Humanitaire Mbog Liaa et y ont apporté leur contribution. Je pense entre autres à Madame Fleur Devault qui s’est chargée de faire filmer tout le séminaire, et cette femme poète Évelyne Maah qui est une figure unique dans son genre, et qui, quelques jours avant le séminaire, nous a proposé la lecture d’un joli poème en bhaséen L’inggenih jemi, Ma Source, et que je serai d’ailleurs moi-même amené à traduire en bhanthoustani (camerounien) et qui sera lu dans les deux versions, et accompagnée en guitare dans sa version originale par Olivier Marchand Mahop.

Chant

Chant_originale

 En attendant le rapport de ce séminaire par le groupe d’organisation, il n’est pas inutile que j’insère ici le témoignage d’une participante et les appréciations de mon aîné, le Vice-Président Pascal Kinyokkih.

J’ai reçu un témoignage sur le séminaire du 27 septembre 2014. L’ayant parcouru avec plaisir, il m’a paru nécessaire de le joindre dans ce compte-rendu après séminaire comme un autre regard. Il est de Reine Gonda : « Le premier séminaire de Mbogliaa/idf s’est déroulé avec un succès considérable à tous les niveaux. C’est une grande première pour nous autres d’avoir autant d’enseignements précis concernant la culture et les origines Bhaséens.

J’ai eu une grande satisfaction par rapport à mes attentes c’est-à-dire, j’ai toujours voulu savoir comment nos ancêtres se sont déplacés de l’Égypte à Ngok Lituba, c’était vraiment une grande attente personnelle.

Cette journée a été aussi d’une grande importance capitale pour moi grâce aux intervenants qui étaient clairvoyants, très précis et enthousiastes.

Le public était également présent au rendez-vous.

J’ai découvert en tout cas que la vraie histoire biblique concernait l’Égypte antique des pharaons ou simplement les Bhaséens.

Les Bhaséens antiques de l’Égypte pyramidale avaient une puissance remarquable. Ils ont laissé des traces de toutes leurs conquêtes de par le monde principalement en Europe.

Témoignage : lorsque j’étais adolescente, dans mon village natal HÔK TÔM (Mboglom), ma feue mère me raconta une histoire selon laquelle nous étions pourchassés par les Européens, nous avions traversé le NÔÔN afin d’atteindre les la grotte sacrée NGOK LITUBA, et puis dispersés au Kamerun. À l’époque, je ne comprenais pas que le NÔÔN c’était le désert. C’est pourquoi nous devons communiquer énormément entre nous afin de pouvoir transmettre le message autour de nous.

Ngén Basaa i nkal le : « Ibale u yi njè u ye ni hè u nlôl, u nla yi hèè u nkè » (1)

C’était une journée bien animée, conviviale, instructive, de découverte, de savoir, très enrichissante, de partage par rapport à notre culture et à nos origines. Alors, vu ce grand succès, il faudrait sensibiliser encore plus de Bhaséens. Il serait important de continuer à nous donner des enseignements encore plus profonds pour que nous puissions marquer notre union, la principale clé de notre réussite, afin de frayer le chemin d’une manière efficace et solide pour les générations

futures. REINE NGONDA (née Irène Ngo NKONDJOCK) »

(1) En bhanthoustani, l’inggénih di bhasah jole dill kaw láná le : « Elle ull yi injeh nule ull yé ni he nile ull lôwne, hále ull yé láná le ull yi he nule ull ke. » En français, le proverbe bhaséen dit : « Si tu sais qui tu es et d’où tu viens, c’est là que tu peux savoir où tu vas. »

Voici maintenant l’appréciation du Vice-Président Paslcal Kinyokkih adressée particulièrement à la Présidente du bureau d’organisation de ce séminaire, en date du 30 septembre 2014. Il dit : « Monsieur le Président. Au nom du Bureau Exécutif et en mon nom personnel, je vous prie de transmettre au comité d’organisation du 1er séminaire Mbog Liaa Paris/Ile-de-France et particulièrement à sa Présidente Madame Marchand Maah Damarys, mes chaleureuses félicitations et mes sincères remerciements pour la réussite incontestable de cet événement tant sur son organisation que sur la qualité des débats. J’ai tellement apprécié la discipline des séminaristes et la pertinence des débats, ainsi que les différents thèmes abordés. Je vous exhorte à continuer de l’avant pour le bien de notre peuple et la survie de notre association en général et du secteur Paris/Ile-de-France en particulier. Mention spéciale à Madame Marchand pour le professionnalisme et le sérieux de l’organisation de ce séminaire dont elle a fait preuve en y mettant son temps, ses moyens physiques et matériels, sans oublier son ménage et toutes ses relations personnelles. Merci à tous. Cordialement et fraternellement, Pascal Kinyok Vice-Président du Bureau Exécutif de Mbog Liaa. »

Les gens pourront peut-être rétorquer que c’est beaucoup de félicitations pour notre sœur Damarys. Mais ce que nous devons savoir est que : « In bhôngôo ni bi jhekkih gwée. ». Ce qui signifie : « L’ouvrier et son salaire. » Je peux dire que le but ici, est d’encourager l’effort et le sens du sacrifice que certains des nôtres plus consciencieux peuvent avoir pour nous permettre nous aussi de vivre. Donc, à sœur Damarys qui a eu le mérite de porter ce 1er séminaire de la section Éducation, Santé, Humanitaire Mbog Liaa pour le secteur Mbog Liaa Paris/Ile-de-France, nous lui devons seulement d’infinis remerciements. Et que de par son exemple, cela puisse réveiller en chacun de nous le sens du devoir et de la responsabilité vis-à-vis de la vie en général, et de notre communauté en particulier, c’est-à-dire le peuple du pays de la Grotte Sacrée, les Saà, les Tih et les Pôh ; car elle est seulement cette femme aséenne pleine de grâce et de caractère que nous avons tous connue à une certaine époque et qui tend à disparaître aujourd’hui à cause d’une société démente qui avait plutôt voulu disqualifier le mérite en encourageant la jalousie alors que cette femme aséenne est seulement la Bonté incarnée. Et c’est pourquoi ce séminaire vient de le démontrer, car il y avait beaucoup de coeur, de fraternité et d’ouverture à vouloir unir tout le monde dans une même communion d’amour.

Ainsi s’achève ce post-séminaire du 27 septembre 2014.

Que THA, DIEU, et les Ancêtres bénissent !

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